1. Quelques sobriquets wallons de l'ancienne commune de Bihain

Les gens s'appelaient par leur prénom respectif mais ils s'appelaient entre eux par un surnom, un sobriquet qui venait la plupart du temps d'un trait particulier de la personne ou de son aïeul… Ceci permettait entre autres de distinguer les différentes personnes ayant le même prénom, parce que les Joseph et les Jean étaient légion à cette époque…

Vous trouverez ci-dessous un extrait de la revue Glain, Salm et haute Ardenne (GSHA N°32), écrit par Constant Habay, un ancien de Regné :

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GSHA N°32 — Sobriquets wallons de l'ancienne commune de Bihain

Revue Glain, Salm et haute Ardenne — 8 pages, document PDF à consulter en ligne.

2. Les sobriquets à Règné dans les années 60

Dans les années 50 et 60, Regné était encore un village vivant où tout le monde se connaissait. On s'y côtoyait chaque jour : à la ferme, au café, à l'église, sur la grand-route. Dans ce monde-là, les sobriquets n'étaient pas des moqueries : c'était la façon naturelle et affectueuse dont on se désignait les uns les autres. Chaque maison avait le sien, hérité parfois de plusieurs générations, et il en disait souvent bien plus long sur une famille que son nom de famille officiel…

Le numéro en face du nom correspond à un emplacement sur la carte (ou sur la photo aérienne). Il ne correspond pas au numéro postal.

Remerciements à : Thérèse Wietkin, René Dubois, Léontine Lamboray, Maurice Boulangé, Joseph Gavroye, Jeanne Dubois et bien d'autres personnes qui ont contribué à retracer ces histoires…

Dans la liste ci-dessous, les matricules derrière les noms font référence à l'arbre généalogique des Laurent (voir Anciennes familles).

Vue aérienne de Regné avec numérotation des maisons
Vue aérienne de Regné avec la numérotation des maisons
1
A mon Aily — Le nom de l'occupante des lieux était Françoise Jaily d'où le surnom. Son époux était Joseph Hanssen
2
A mon Tchophile — Théophile Gavroye, l'occupant des lieux, époux de Marie Jehenson. Il était fermier, papa de "24 fesses", parce qu'il avait 12 filles et un petit dernier Joseph…
3
A mon l'vî Miniss — Surnom donné à Clément Michel, un monsieur "je sais tout"... Oncle de Joseph Michel, papa de François Michel. Il était "entrepreneur maçon".
4
A mon Pîre — Pierre : Prénom du père de Ninie Michel (soeur de Clément), maman de Joseph Michel.
5
A mon l'Masson / A mon l' Cadet — Antoine Close (époux d'Ernestine Neuville) était maçon amateur (il avait construit sa propre petite maison). Un monsieur spécial mais "dur à cuire", d'où le surnom de cadet. La maison a été rasée il y a quelques années à cause de la vétusté (insalubre). Une anecdote savoureuse subsiste à son sujet (voir René Dubois)
6
A mon Fannie Soquette — Epouse Poncin. Avec son époux, elle reprit le café de ses parents (café Soquette). Celui-ci fut repris par la suite par son fils Charles Poncin (Epoux de Léona Spoiden originaire de Steinbach). Léona avait la réputation d'être très serviable avec ses clients...
7
Batist du mon Tchâlon — Jean-Baptiste Mathieu (Xb476.4), fils de Victor Mathieu et de Catherine-Joseph Laurent (Xb476) (sœur du Vî Mayeur (Xb473) - voir N° 84). La maman de Catherine-Joseph était une "Châlon" et il se peut que Catherine et Victor aient habité la maison des Chalon dans le fond du village (voir N° 55 - détruite en 1944)
8
Lu ptit Coq — Lucie Lecocq (sœur d'Alice voir N° 78) reprend la maison (ou plutôt le baraquement en bois récupéré après la guerre et il l'a fait installé sur une aisance communale pendant la nuit) du P'tit Coq (Victor Lecocq Minet, son père). Il y avait aussi le Grand Coq à Bihain, le Gros Coq à Les Tailles et l'aîné : lu vî coq, quatre frères de Bihain. Lucie et ses sœurs Yvonne et Alice étaient les cousines de Nestor Dubois (Xb461.2) (source René Dubois) (37)
9
Lu Tchestê (Le Château) — Bien qu'elle fut baptisée "La Hestraye", cette propriété construite en 1932 par le Docteur Georges Laurent (Xb473.1, aidé par ses frères François (Xb473.2) et Joseph (473.3) a toujours été dénommée "lu Tchestê" (le château) par les habitants de Regné, plus en référence à la qualité de son occupant qu'à la prestance du bâtiment qui était en fait la maison (style villa) de campagne de Georges et son épouse Estelle Collet.
10
Lu Poïltreille / (Le poulailler) — C'était à l'origine le poulailler du Château (9) qui au fil du temps a été transformé en maison, habitée occasionnellement sur la fin de sa vie par le docteur Laurent.
11
A mon Bidonnet — Du nom de Joseph Bidonnet, époux de Mathilde Denis (Xb723.2). Joseph était exploitant mineur (Fosselî) et avait la concession d'un puits sur le Grand Thiers où il y extrayait le coticule.
12
A mon Francorchamps — Partie de la maison Bidonnet (11) louée par Nestor Léonard et sa famille. L'arrière grand père de Nestor était originaire de Francorchamps d'où le sobriquet. Juste après la guerre, leur maison ayant été détruite, les Bidonnet occupèrent un baraquement près du terrain de football. Sans logement, les Léonard sont allés vivre chez les parents de l'épouse à Chêne Al Pierre. Ils construisirent plus tard à Hébronval.
13
A mon Lambert — Nouvelle construction des années 70, construite par Joseph Lambert, vétérinaire venu s'installer à Règné.
14
A mon L'marichâ — Maison occupée par Jean Wiesen, le maréchal-ferrant de Regné, d'où le surnom. Il était marié à Julie Dutroux. Il avait une forge et son travail reprenait toutes les facettes du métier de forgeron, allant du ferrage des chevaux au cerclage des roues en bois manufacturées par le "Tchârlî" (charron) Gustave Lamboray (20). C'est Gustave qui lui a appris à cercler !. Jean était originaire d'Espeler (cantons de l'Est)
15
A mon Ernest — du nom d'Ernest Boulangé (époux d'Irma Laurent), occupant des lieux à l'époque.
16
A mon l'grand Arthur — Du nom d'Arthur Petitjean occupant des lieux et dont la taille justifiait le surnom, sa femme en revanche était de petite taille... tout en habitant Regné ;o))
17
A mon Delmé — La maison appartenait à Gustave Marquette (Gustave du mon l'Gros - voir aussi 80 ). Elle était louée à Joseph Delmé (papa d'Emile voir N° . Joseph était plafonneur. La maison a été détruite lors de l'offensive et René Dubois (voir 17a) a racheté les ruines pour récupérer les pierres et construire sa maison.
17a
A mon René Dubois — Pas de surnom mais juste le nom du cantonnier du village. René Dubois (Xb461.21) avait 20 ans en 40 quand il fut mobilisé. Arrêté par les Allemand à Boulogne sur Mer, il fut prisonnier de guerre pendant 5 ans en Prusse orientale (Königsberg, actuellement Kaliningrad). Epoux de Marthe Gavroye, fille de Théophile (2).
18
A mon l'flamin / A mon lu p'tite Alice — Surnom donné à Pierre Pierre époux d'Hortense Nizet (fermier et "Cwèpî" - cordonnier), car c'est dans sa maison que furent hébergés des ouvriers flamands chargés de construire la grand route vers la moitié du XIXe siècle. C'est la construction de cette route (inexistante sur les cartes Ferraris de 1773 - voir exposition) qui a fait "fleurir" une suite d'autres maisons le long de cette route, empierrée et loin d'être une voie (trop) rapide à l'époque... Beaucoup d'anciens racontent l'anecdote suivante à son propos : un jour qu'il est interrogé par le juge de paix à Houffalize pour une affaire inconnue, on lui demande son nom : il répond : "Pîre", puis on lui demande son prénom et il répond : "Pîre". Alors le juge lui demande s'il se moque d'eux, ce à quoi il répond : "Pîre Pîre mildjou !!" ... La maison fut reprise par sa fille Alice, épouse de Jean Burnotte... Elle fut aussi surnommée "la petite Alice"...
19
idem — Deux manèdges qui t'nint esson.le (deux maisons attenantes avec le 18). Dès qu'Alice eut repris la maison avec son mari Jean, elle vendit la partie orientale qui fut par la suite revendue plusieurs fois... Un certain Albert Laurent (Xb852.41) dit "Betonpré", lieu dit d'Ottré, électricien occupa la maison, il la transforma pour y placer une vitrine à rue où il y exposait les appareils électriques. Par après ce fut Céline Mathieu (sœur de (7) et fille de Victor - voir (55) qui y habita dans les années 60.
20
A mon l'Tige / A mon l'Chârlî — Cette maison fut construite par Eugène Pierre, le frère de Pierre (voir 18) et elle fut vendue à Gustave Lamboray, époux de Marie Guillaume (Xb448.3). La maman de Gustave provenait d'Allemagne et à l'époque, les femmes qui provenaient d'Allemagne à l'époque étaient communément appelées "les Tîges" (source J. Gavroye). Marie Guillaume décéda malheureusement à la naissance de sa fille Léontine (Xb448.31) mais Maria Lamboray, la sœur de Gustave lui offrit le réconfort du rôle de maman. Léontine épousa Constant Wietkin (Xb652.8).
21
A mon Louis do Cincî / A mon l'Roncinnî — Louis Lambert louait cette maison à un certain Nickelman. Il possédait un étalon ("on roncin") pour les saillies dans le village. Il était marié à Marie Laurent (Xd221.1). Ils furent tous deux tués par un obus durant l'offensive en 1944, alors qu'ils se rendaient dans leur étable. Leur maison fut complètement détruite et les débris évacués par après. Leur fils, joseph Lambert a aussi été fait prisonnier pendant la guerre en même temps que René Dubois (voir 17a) Revenu à la libération, il aura la mauvaise et horrible surprise d'apprendre cette triste nouvelle. Ils eurent le premier téléphone à Regné (aussi téléphone public).
22
22 Nouvelle construction
23
A mon Valérie — Valérie Jaily, épouse de Nestor Boulangé (Xb711.2) . Elle tenait un café à cet endroit (un des trois cafés de Regné (voir (6) et (69). Ils rachetèrent cette ferme-café à Nicolas Laurent (Xb651) qui avait construit en face (voir 35). Nicolas fut mayeur de l'entité de Bihain juste après les 18 ans de maïorat de Henri Joseph Laurent (Vî Mayeur). Issu d'un même ancêtre, ils furent concurrents à l'élection et ils menèrent une âpre campagne (source René Dubois). il existe une carte postale intéressante de l'époque (1921) où l'on y voit bon nombre de personnes rassemblées devant la maison pour fêter l'accession au maïorat de Nicolas. il est surprenant de voir que certaines personnes se détournent du photographe ou se cachent tout simplement... Pour échapper à la vindicte du vieux mayeur évincé ???
24
24 Nouvelle construction
25
A mon Jean — Du prénom de Jean Kerini, l'occupant des lieux à l'époque. Sa fille Marie a épousé Clément Lejeune et a repris la maison au décès de son père.
26
A mon Briol — Du nom des occupants des lieux à l'époque : Marcel et Victoire Briol. Ils eurent cinq enfants : Ginette, Jean, Marcel, Camille et Paul.
27
A mon Joseph Guébelle — Du nom de l'occupant des lieux à l'époque époux de Marie Jaily fille d'Alfred Jaily (voir 48)
28
A mon Gustine / A mon Godeau — Gustine Gaspar occupait les lieux à l'époque. Sœur d'Olivier Gaspar très connu à Règne (voir 81). Maison revendue à un Beaupain (mari de Louisa Bertrand voir 68) puis revendue à Albert Godeau (architecte)
29
A mon Lînâ / A mon Eudore — Du nom de Léonard Georges, père d'Eudore Georges occupant des lieux à l'époque. On disait aussi "A mon Eudore Lîna".
30
A mon Poumay — Du nom de l'occupant des lieux à l'époque
31
A mon l' Leu — L'occupant des lieux était Georges Gueuzaine, frère d'Alphonse, boucher à Lierneux. Personne n'a pu dire l'origine de ce surnom.
32
Antoine Gueuzaine — Du nom de l'occupant des lieux à l'époque, Antoine Gueuzaine, fils de Georges. A sa mort, la maison fut vendue à Carlens fils (34).
33
Thérer — Du nom de l'occupant des lieux (Joseph Thérer) à l'époque. son fils Albert y vivait avec sa sœur Zélia. Il fut fait prisonnier en 1940 et à son retour, il retrouva sa sœur seule : Joseph fut tué par un éclat d'obus à côté de sa fille pendant l'offensive et sa maman décéda de mort naturelle quelques mois auparavant.
34
A mon Carlens — Du nom de l'occupant des lieux. Carlens était garagiste et vendait des voitures FIAT. Le garage et la maison étaient à droite en direction de Vielsalm.
35
A mon Colâ Pîre Antôon — Du nom de Pierre Antoine LAURENT (Xb65) époux de Marie Thérèse Mourant (Xd32) et papa de Nicolas (Xb651). C'est Nicolas qui construira la maison mais elle prit cependant le surnom partiel de son père. Nicolas y tenait commerce. La maison fut reprise par leur fille Léontine (Xb651.4) (Ep. André Habay, instituteur). Pierre Antoine et sa famille ont donc habité en face (voir 23) où il y tenait un café.
36
A mon Arsène do Cotî / A mon l'Cotî — Arsène Huet habitait les lieux. Il signifie tout simplement : le coureur de jupes. Arsène, le voisin de ses parents et qui portait ce surnom, a raconté l’origine à Constant Habay fils d'André (35). C’est dû à un mariage forcé : le jeune homme aurait été réprimandé par son père en ces termes : « marèye-tu, ca t’è-st-on fâmeûs cotî ! ». Arsène, né en 1895, le fils de ce jeune homme volage, était affublé de ce sobriquet qui, dans son cas pourtant ne correspondait nullement à la réalité mais ça ne le gênait pas.
37
A mon Nestor Dubois — Du nom de l'occupant des lieux à l'époque : Nestor Dubois qui racheta la maison au vî Mayeur Henri Joseph Laurent en 1924. Nestor (Xb461.2) était aussi le coiffeur du village. Avant la guerre, il y tînt un commerce d'alcool et de liqueur, par après, un magasin du style "stock américain. Cultivateur, il fut aussi l'exploitant du "Trô d'savion" d'où il en extrayait le sable. Nestor était aussi chantre à l'église où il succéda à Léon Bertrand père (voir 68). Il perdit sa femme Marie Pierre fille de Pierre (18) pendant l'offensive et ses trois enfants René, Gilbert et Jeanne furent recueillis par Alice, la sœur de Marie.
38
A mon Arnold — Arnold Crine et son épouse Marie Gaspar (sœur d'Olivier 81 et de Gustine (28)).
39
A mon L'vicêre — Au 19 Siècle, avant la consécration de l'église (en 1857) et du temps de la chapelle, un vicaire desservait Regné et logeait dans cette maison vu qu'il n'y avait pas de presbytère à l'époque. Léopold Marquette y habitait avec ses deux sœurs.
40
A mon Tchan Hinri Tchatlin — Jean Henri Denis était originaire de Lierneux et est venu s'établir à Regné. Son père était régisseur chez un Châtelain à Lierneux et quand son fils est venu s'établir à Regné, on l'a appelé Tchatlin tout simplement... Jean-Henri Denis était le père d'Adolphe (voir 49) époux d'Irma Dubois (Xb461.4) sœur de Nestor (37). "Tchan Hinri esteu l'bedeau do viyèdje" (était le sacristain du village)
41
- — Pas de surnom.
42
A mon l'biquet — La ferme appartenait au vî Mayeur et était louée à François Jehenson qui provenait de Brux près de Lierneux. C'était des têtus, d'où le sobriquet de la famille. François était le grand père maternel de Joseph Gavroye. Par après la ferme fut louée à Louis Hurdebise puis ce fut Claire Laurent (Xb473.8) fille du vieux mayeur et épouse d'Elisé Lebrun qui reprit la maison. Leur fils Eugène et son épouse Christiane Denis (Xb652.61) leur succédèrent. Actuellement la maison est occupée par Marc Lebrun (fils d'Eugène et Christiane) et sa compagne Sabrina Cani.
43
A mon Leo — du nom de l'occupant des lieux à l'époque, Léo Rouxhet (venant de Bihain) qui a épousé Olga Denis sœur de Joseph Denis, mari de Thérèse Wietkin (Xb652.6)
44
Stâves d'â p'tit Jules — Etables du P'tit Jules (Jules Laurent (Xb442.5), fils d'Antoine Laurent (Xb442), cousin du Vî Mayeur Henri Joseph.
45
A mon Batist do Tchon — Baptiste Maréchal, époux d'Alice Lecocq (voir 8) venait de Lierneux. Ils louaient le lieu à Joseph Denis (Ep. Thérèse Wietkin Xb652.6). La maison a été détruite à l'offensive et ne fut pas reconstruite.
46
A mon Célis — Y habitaient les Herman les grand parents de Denise (épouse J. Laurent, Xb473.3 - voir 58). Ils étaient assez fortunés. Un Herman a été échevin fin du XIXe siècle et était un fervent opposant au tracé du Tramway vicinal à Regné. Pour l'anecdote, le tram (inauguré en 1904) bifurqua vers Lierneux à Hébronval, mais l'arrêt à la bifurcation s'appelait "Regné", l'autre arrêt à Hébron val s'appelant Bihain (panneau toujours visible!). Le surnom doit provenir d'une ancienne famille qui a dû habiter la maison avant. On aurait donc repris ce nom pour les occupants d'alors (les Herman)...
48
A mon Lu p'tit Alfred Jaily / A mon L'champèt — Son papa, Severin Jaily, père d'Alfred (époux de Sidonie Herman) et de Valérie Jaily (épouse de Nestor Boulangé Xb711.2) . Séverin était garde-champêtre. A la mort de Nestor Boulangé en 1940 , il a habité chez sa fille jusqu'à sa mort (presque 100 ans)... Il était connu comme étant "Un vieux brave homme"... (voir 73)
49
A mon Tchattlin — Maison habitée par Adolphe Denis fils de Jean Henri (voir 40). Adolphe était journalier et fossoyeur attitré au cimetière de Regné. Surnom repris à son père. Maison détruite pour cause d'insalubrité. Ils durent l'évacuer début des années 70 et ils vécurent le reste de leurs jours au 16 à front de rue.
50
A mon Lu ptite Tavie Kenêye — Ce sobriquet viendrait d'un ancêtre des Denis qui se serait prénommé Corneille (d'après Joseph Gavroye). Pour les vieux, ce prénom étant très difficile à prononcer serait devenu "Kenêye". Octavie (Xb721) était l'épouse d'Alphonse Mathieu, frère de Jules Mathieu mais ils ne sont pas de proche parenté avec Victor Mathieu (les "Tchâlon").
51
A mon Antoine Kênêye — Antoine Denis (Xb723) , frère de Tavie (voir 50) époux de Marie Léonie Mathieu (sœur d'Alphonse... ça ne s'invente pas... > voir 76)
52
A mon Nizet — Du nom de l'occupant des lieux, Jules Nizet (ép. Céline Mathieu Xb476. ). Ils y emménagèrent en 1938. Auparavant, cette ferme appartenait à Victor Mathieu (mon Tchâlon) et était mise en location à des fermiers. "C'esteu co one cînse du mon Tchâlon"...
53
A mon Jules Caroline — Caroline était la mère de Jules Mathieu. A l'époque, beaucoup de surnoms faisaient référence à la maman...
54
A mon l'vî rossê Piron — Papa de Catherine Piron épouse de Louis Boulangé ((Xb711.13). " Baptis" Piron, dit "lu vî rossê" était un contradicteur patenté (J. Gavroye)... Sa femme était Hortense Mathieu, sœur de Victor Mathieu (ép. Catherine Laurent Xb476).
55
A mon Tchâlon / A mon Djiârd — La maman de Catherine Joseph Laurent (Xb476), Ep. Victor Mathieu s'appelait (voir aussi 7) Marie Joseph Châlon. Elle a donc du reprendre la maison maternelle avec son mari... D'où vraisemblablement le passage du surnom aux Mathieu... Georges Mathieu (Ep. Marie Louise Lambert) a hérité de la maison. Par après elle fut acquise par Marie Louise Nizet (Xb476.23) épouse de Julien Laurent (Xd521.2) et fille de Céline Mathieu (Xb476.2). Occupée actuellement par Alain Laurent (fils de Julien) et Mireille Hardy. La grand mère de Julien était Marie Gillard (épouse Pierre Laurent, Xd52, originaire de Lierneux), d'où le surnom de "Djiârd" pour Julien. Maison détruite à l'offensive et reconstruite par après.
56
A mon Evrard — Maison qui appartenait aux Lejeune de Lierneux (les "Wémray") et louée par un Evrard qui avait 5 fils et dont un des fils Hector Evrard bien connu à Fraiture et à Regné était une peu comique et naïf à la fois... Maison contigüe à la 55, mais détruite à l'offensive et jamais reconstruite.
57
A mon Armand da Antône da Paûl — Armand Laurent (Xb442.1), fils d'Antoine Laurent (Xb442), lui-même fils de Léopold (Xb44) dit "Paûl". Léopold était le frère de Jean-Henri Laurent (Xb47) (papa de Henri-Joseph, Catherine Joseph et Célinie) et de Fanie Laurent (Xb46), grand père maternel de Nestor Dubois (voir 37)... Vous suivez toujours ??
58
A mon Pierret — Nom d'une famille pauvre qui occupait une partie de la maison à l'époque. La deuxième partie de la maison était la maison de Joseph Laurent (Xb473.3 et donc 3ième fils d'Henri Joseph Laurent) et de son épouse Denise Herman. La deuxième partie n'avait pas de surnom.
59
A mon Tchan Louis — Chez Jean Joseph Boulangé et Catherine Joseph LAURENT (Xb711). Pourquoi Tchan Louis ? Tout simplement parce que le père de Jean Joseph Boulangé se prénomait Jean Louis. Henri Boulangé le fils de Jean Joseph et Catherine Joseph y vécu le dernier avec sa maman jusqu'à ce qu'il se marie en 1937. Ils n'occupaient que la moitié de la maison. L'autre moitié de la maison était habitée par les "Mack" qui déménagèrent par la suite (voir 61). Au départ des Mack, Louis Schmitz reprit la partie de la maison de sa tante Catherine Joseph et celle-ci occupa la partie plus petite des Mack. Son neveu était donc aussi son voisin et il pouvait ainsi veiller sur sa vieille tante qui y mourut à l'âge de 89 ans...
60
A mon Maximilien — Maximilien Bertrand, (Scrinî - Menuisier). A chaque décès dans le village, il se rendait chez le défunt pour prendre ses mesures et fabriquer ainsi un cercueil ("on vachê") sur mesure . Nos anciens étaient économes mais non moins respectueux de leurs défunts qu'ils veillaient jour et nuit jusqu'au jour de l'enterrement. Triste conséquence de la guerre, il fut débordé après l'offensive.
61
A mon Mack — Y habitait Eléonore Laurent (Xb444), épouse Joseph Beaupère de Bihain. Personne n'a pu dire l'origine de ce surnom. A la mort d'Eléonore (1943), tout fut vendu en vente publique. Maison détruite à l'Offensive et jamais reconstruite.
62
Presbytère — Le presbytère fut construit sous le mayorat de H-J Laurent. Il était fier d'avoir le plus beau presbytère de la commune de Bihain. Il l'avait fait construire avec des fonds publics confisqués par la Révolution (vers 1794?) et réaffectés à Regné par la suite. La partie héritée par Regné fut revendue par le mayeur au Comte de Limbourg Stirum pour construire le presbytère avec les fonds récoltés...
63
Eglise — A été consacrée comme église en 1857. Auparavant, c'était une chapelle créée du temps où Règné était un hameau pour éviter aux habitants (très religieux) d'avoir à effectuer de longs trajets à pied jusqu'à l'église du village voisin (Bihain - paroisse 32 sur les cartes Ferraris > voir exposition). Le clocher, détruit à l'offensive fut reconstruit avec une flèche "minimisée" et malheureusement bien moins élégante que l'ancienne...
64
A mon Cornet — Adolphe Cornet époux d'Armandine Wergifosse. On disait aussi "A mon l'grosse Armandine"... Elle aimait afficher un grand drap de lit "on blanc linçoû" à sa fenêtre quand son mari allait rendre visite à ses parents pour quelques jours... Elle connaissait déjà le principe du sémaphore...
65
A mon Tavie Lambotte — C'était la sœur d'Arthur Petitjean (Octavie Petitjean Xb732) - source René Dubois). Lambotte parce qu'il paraît qu'un de ses ancêtres s'appelait Lambotte... peut-être sa maman ou sa grand-mère ? La maison fut détruite à l'offensive et reconstruite par Joseph Petitjean, fils d'Arthur. Elle est actuellement occupée par Marie-Louise Nizet (Xb476.23).
66
A mon l'vî cwêpi — L'occupant, Arthur Lejeune était cordonnier. C'était un vieux célibataire un peu bizarre (J. Gavroye). La maison a été détruite après l'offensive et jamais reconstruite (une pièce bas et une pièce haut). Lieu de réunion de tous les célibataires de Regné qui lui jouaient parfois des tours...
67
A mon Biètrand — Du nom de l'occupant (Léon Bertrand époux de Marie ?? ). Famille de riches propriétaires de Regné. "Lu vî Bietrand ésteu chantre" (le vieux Léon était chantre à l'église de Regné). La maison fut reprise par son fils Léon (Ep. Louise Wietkin Xb652.7).
68
A mon Sâmray — Du nom de l'occupant des lieux (Clément Samray Ep. Elie ?? ). Emile Delmé (Ep. Ghislaine Wilmotte) a racheté la maison dans les années 50...
69
A mon Job / A mon Thomas (jusqu'en 45) — du nom de l'occupant des lieux. Par après, a mon Thomas (Thomas Laurent, qui reprit le magasin et le café à un certain Job). Job appela son magasin "Le lynx" pour suivre ou plutôt s'opposer à l'appellation "Le lion" qui était en vogue à l'époque...Pour l'anecdote, c'était "a mon Job" qu'on allait chercher le pétrole (au litre) pour les besoins domestiques (quinquets et lampes tempêtes pour les étables) avant l'électrification de Regné dans les années 20. Henri Laurent (Xb473.5) participa à la mise en place de ces lignes électriques dans les maisons. Maison détruite à l'offensive et jamais reconstruite.
70
A mon l'vîche Marie Legrand — "Mahon qui t'neut à mon Job". C'étaient deux frère et soeur (Victor et Marie Legrand). Maison détruite à l'offensive et non reconstruite.
71
A mon Thomas — Chez Thomas Laurent (Xb473.6), du nom de l'occupant (Ep. Philomène Lejeune Xb478.5). Ils ont construit la maison après la guerre (1947) vu que leur maison avait été détruite pendant l'Offensive (69).
72
A mon Jacob — Du nom de Jacob Schmitz, originaire des cantons de l'Est. Jacob épousa Mélanie Laurent (Xb714). De la même génération et voisin avec le Vî Mayeur (voir 84), ils étaient de grands copains. Comme nous l'avons vu au N°20, la grand mère de Léontine Lamboray (Xb448.31) était une Tige et chaque dimanche après-midi, elle venait parler leur patois allemand avec Jacob vu qu'ils provenaient de la même région.
73
A mon Severin / A mon l'Prédjrâ / A Mon Louis Jacob — Maison qui appartenait à Severin Jailly le vieux garde Champêtre et papa d'Alfred Jailly voir 48. La maison fut vendue à un certain Gilson (cantonnier avant René Dubois voir 17a) et il y a habité longtemps. Joseph Maréchal di Djozef do Prédjra...(personne n'a pu dire pourquoi ce surnom) et Lucienne sa femme l'ont louée par après quand Gilson est retourné à Samrée, son village natal pour y prendre la place de cantonnier. Pour l'anecdote, pendant la bataille des Ardennes, Joseph qui n'était pas pratiquant et loin d'être pieux, et sa famille allèrent se réfugier dans la cave voutée chez François Laurent (Xb473.2), leur voisin d'en face (84), Sous les pluies d'obus, il était le premier à prier à haute voix.... La maison fut revendue par après à Louis Schmitz (Xb714.3) (fils de Jacob (voir 72) et époux de Jeanne Gavroye) dans les années 50.
74
A mon Pol Laurent — Léopold Laurent. fils d'Henri-Joseph, filleul du roi Léopold II (d'où son prénom) vu qu'il était le 7ième fils de la famille d'Henri-Joseph. A titre de dommage de guerre pour compenser son camion réquisitionné par les Allemands, il reçût un camion après la guerre et récupérait le métal des chars qu'il décortiquait au chalumeau. C'était un footballeur et tous les dimanches il transportait l'équipe dans son camion pour les rencontres organisées dans les autres villages.
75
A mon Albert Laurent — Albert Laurent Xb473.4 (4ième des fils d'Henri-Joseph Laurent) époux de Françoise Bury. Albert était commissaire à la ville de Liège. Leur maison fut détruite à l'offensive mais reconstruite par après.
76
A mon Djôzef Kenêye — Joseph Denis (Xb725) époux de Marie-Thérèse Mathieu, occupant les lieux. L'origine du surnom est expliqué au N°50. il est le père d'Alphonse Denis (Ep. Emilia Bertrand), donc le grand père de José, Marc et Irène Denis.
77
A mon Djôzef Jacob — Joseph (Xb714.2), autre fils de Jacob Schmitz. Il avait racheté la vieille maison de la vieille Marie Legrand (voir 70) mais comme elle fut détruite à l'offensive. Il construisit cette nouvelle ferme à cet endroit avec l'argent des dommages de guerre.
78
A mon Tchon / A mon Alice — Voir aussi 45. Maison que le Curé Binet avait fait construire pour l'institutrice pour remplacer la maison de fonction détruite durant l'Offensive. Y habitait Baptiste Maréchal ("Batis do Tchon") époux d'Alice Lecocq. Alice était la fille du "P'tit Coq" (voir 8). Alice y tînt un magasin jusqu'au début des années 70...
79
Ecole des filles (école libre) — Attenante à l'école des filles, il y avait à l'époque une maison, maison de fonction pour les institutrices (primaire et maternelle). Elle fut détruite à l'offensive et rasée par après. Voir aussi 78 et 82.
80
A mon Marie "d'mon l'Gros" — Marie était la fille de Mélie Pierre, sœur de Pierre et Eugène Pierre (voir 18/19). Mélie avait eu 1 fils (Gustave) et deux filles Marie et Julienne. Gustave Marquette, dit Gustave du mon l'Gros a été douanier à Visé... Les Marquette étaient une famille de riches propriétaires et dans un temps plus ancien on leur donnait volontiers le surnom de "Gros" (c'esteu des Gros, y z'aveu bramîn des liards". Ceci dans le vieux Regné... (D'après J. Gavroye)
81
A mon Olivier / A mon Alexis — Alexis Brunson et son épouse Victoire Beaupain ont racheté la maison d'Olivier Gaspar, vieux célibataire, décédé de mort naturelle pendant la dernière guerre. Olivier Gaspar était le frère de Gustine (voir 28) qui mariée à un Beaupain avait une fille, Victoire, épouse d'Alexis...
82
Ecole communale — A été endommagée par hasard, une nuit de 1941, par une bombe d'un bombardier (en difficulté ?) qui passait au dessus de Regné (trois autres bombes échouèrent dans un champ de Roger Boulangé (Xb711.55) sur la grand route. La bombe détruisit uniquement la classe mais le logement de fonction de l'instituteur, lézardé, fut déclaré inhabitable. L'instituteur (Antoine Choque) et sa famille furent replacés dans la maison de fonction des institutrices, réquisitionnée et inoccupée à ce moment-là. L'école communale a aussi probablement dû subir des dégâts pendant l'offensive en 44. Elle a été reconstruite après 1945 et c'est Mr Bodson qui devint instituteur communal et qui occupa les lieux. Elle devint à partir de ce moment une école neutre suite à la petite guerre scolaire qui se passa au village dans les années 30...
83
A mon Guebel / A mon François Guebel — Y habitait Victor Adam qui avait épousé Joséphine (Fifine) Guebel, fille de François Guebel. . François provenait de la région de Beho et est venu y louer la ferme. Ils vivaient avec le frère de Fifine Paul Guebel. on ne disait pas Victor Adam, mais bien Victor Guebel... allez savoir pourquoi !
84
A mon l'Vî 'Mayeur — Maison paternelle d'Henri-Joseph Laurent (Xb473), mayeur de la commune de Bihain de 1904 à 1921 couvrant donc la période de la première Guerre mondiale. Il paraît qu'il avait de le prestance et de l'assurance, ce qui lui a fait tenir tête aux hussards (sic) lorsqu'ils sont arrivés en 14 (source René Dubois via son père Nestor). J'aurai plutôt tendance à dire qu'il s'agissait de Uhlans (lanciers à cheval)... Si cette histoire s'avère, quand la soldatesque se présenta au domicile du mayeur, il les aurait fait garder leur distance avant qu'ils ne s'adressent à lui...(confirmé par Léontine Lamboray, venant de son papa Gustave Lamboray, grand ami du vieux mayeur). Maison rachetée et magnifiquement restaurée depuis.
85
A mon Wilmotte — Du nom de l'occupant des lieux (Joseph Wilmotte et Mimie Delvaux). Joseph était le frère de Ghislaine (voir 68). Les anciens disaient aussi "A mon Selec", du nom d'une vieille famille qui habitait les lieux. Les Chalon auraient aussi habité dans cette maison.
86
A mon Cadie — De Léocadie Laurent (Xb652) , épouse de Constant Wietkin (voir aussi la photo de famille sur le diaporama. Ils habitaient le lieu. Cadie fut veuve jeune avec une famille nombreuse et sa jeune sœur Octavie habitait aussi à cet endroit. On l'appelait communément "lu p'tite Tavie"... Thérèse (Xb652.6) la fille de Constant et Léocadie reprit la maison avec son mari Joseph Denis.
87
A mon Lèruze — Du nom de l'occupant Philippe Lerusse. Il avait épousé Marie Leruse de Malempré, d'où le surnom. Leur fils Marcel épousa Elie Rouxhet.
88
Moulin de Règné (ne se trouve pas sur la carte ici — voir toponymie) — Un vieux meunier (d'origine allemande) y vivait seul et a été un jour retrouvé mort aux aubes de son moulin. On disait à l'époque : "lu vî mounî s'a pîndou à l'rowe" (d'après J. Gavroye). La maison fut achetée par l'instituteur Antoine Choque (voir 82) vers 1934. Le moulin fut démantelé pour servir de bergerie. Les meules peuvent toujours se voir au musée Fourneau St Michel (Sources Jacques Choque).
Si vous apercevez des erreurs ou si vous voulez compléter l'information ou donner des anecdotes sur les surnoms, merci de nous contacter à l'adresse : regne.laurent@gmail.com

Si ces histoires de sobriquets vous ont plu, c'est en grande partie grâce à tous ces acteurs qui, pour la majorité d'entre eux, ont fait ce que nous sommes aujourd'hui… Nous vous invitons vivement à profiter de votre présence à Regné pour leur rendre hommage en passant leur dire bonjour là où la plupart d'entre eux se trouvent actuellement : autour de l'église de Regné. Au-delà du devoir de mémoire, certaines tombes représentent vraiment un patrimoine architectural, certaines étant taillées dans la pierre d'Ottré (Otrélitte) ou le schiste, pierre de la région par excellence…

1. Waalse bijnamen van de vroegere gemeente Bihain

Een uittreksel uit het tijdschrift Glain, Salm et haute Ardenne (GSHA N°32) :

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GSHA N°32 — Bijnamen van de vroegere gemeente Bihain

Tijdschrift Glain, Salm et haute Ardenne — 8 pagina's, PDF-document (in het Frans).

2. De bijnamen van Regné in de jaren '60

In de dorpen van de Belgische Ardennen waren officiële achternamen in het dagelijks leven vaak minder belangrijk dan de bijnamen — de koosnaampjes die families en individuen van generatie op generatie meedroegen. Deze kleurrijke benamingen dienden een zeer praktisch doel: in kleine, hechte gemeenschappen waar een handvol familienamen door tientallen huishoudens werd gedeeld, boden bijnamen een manier om iedereen uit elkaar te houden.

De oorsprong van deze bijnamen was even gevarieerd als de mensen die ze droegen. Sommige verwezen naar een fysiek kenmerk, een karaktertrek of een beroep. Andere herinnerden aan een gedenkwaardige gebeurtenis, een plaats van herkomst of zelfs een eigenaardighed van een voorouder. Een man die bekend stond om zijn kracht kon een naam krijgen die verwees naar een os of een beer; een familie die bij een bepaald herkenningspunt woonde, kon generaties lang bij dat kenmerk bekend staan. Na verloop van tijd raakten veel bijnamen zo ingeburgerd in het dorpsleven dat de officiële familienaam in het dagelijks taalgebruik bijna vergeten werd.

Regné had, net als de naburige dorpen, een rijke traditie van bijnamen. Deze namen zijn een kostbaar onderdeel van het mondelinge erfgoed van de gemeenschap en bieden een venster op de humor, de sociale dynamiek en het vertelinstinct van het Ardense volk. Het bewaren van deze traditie betekent het levend houden van de herinnering aan de persoonlijkheden en families die het dorp hebben gevormd.

Luchtfoto van Regné met huisnummering
Luchtfoto van Regné met de nummering van de huizen
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1. Walloon Sobriquets of the Former Commune of Bihain

An extract from the journal Glain, Salm et haute Ardenne (GSHA N°32) :

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GSHA N°32 — Sobriquets of the former commune of Bihain

Glain, Salm et haute Ardenne journal — 8 pages, PDF document (in French).

2. The Sobriquets of Regné in the 1960s

In the villages of the Belgian Ardennes, official surnames were often less important in daily life than the sobriquets — the nicknames that families and individuals carried from one generation to the next. These colorful monikers served a very practical purpose: in small, close-knit communities where a handful of family names were shared by dozens of households, sobriquets provided a way to tell everyone apart.

The origins of these nicknames were as varied as the people who bore them. Some referred to a physical trait, a personality quirk, or an occupation. Others recalled a memorable event, a place of origin, or even an ancestor's peculiarity. A man known for his strength might be called by a name evoking an ox or a bear; a family living near a particular landmark might be known by that feature for generations. Over time, many sobriquets became so embedded in village life that the official family name was almost forgotten in everyday speech.

Regné, like its neighboring villages, had a rich tradition of sobriquets. These names are a precious part of the oral heritage of the community, offering a window into the humor, the social dynamics, and the storytelling instincts of the Ardenne people. Preserving this tradition means keeping alive the memory of the personalities and families that shaped the village.

Aerial view of Regné with house numbering
Aerial view of Regné with house numbering
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1. Wallonische Spitznamen der früheren Gemeinde Bihain

Ein Auszug aus der Zeitschrift Glain, Salm et haute Ardenne (GSHA N°32) :

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GSHA N°32 — Spitznamen der früheren Gemeinde Bihain

Zeitschrift Glain, Salm et haute Ardenne — 8 Seiten, PDF-Dokument (auf Französisch).

2. Die Spitznamen von Regné in den 1960er Jahren

In den Dörfern der belgischen Ardennen waren offizielle Familiennamen im Alltag oft weniger bedeutsam als die Spitznamen — die Kosenamen, die Familien und Einzelpersonen von einer Generation zur nächsten trugen. Diese farbenfrohen Bezeichnungen erfüllten einen sehr praktischen Zweck: In kleinen, eng verbundenen Gemeinschaften, in denen eine Handvoll Familiennamen von Dutzenden von Haushalten geteilt wurden, boten Spitznamen eine Möglichkeit, alle voneinander zu unterscheiden.

Der Ursprung dieser Spitznamen war ebenso vielfältig wie die Menschen, die sie trugen. Einige verwiesen auf ein körperliches Merkmal, eine Charaktereigenschaft oder einen Beruf. Andere erinnerten an ein denkwürdiges Ereignis, einen Herkunftsort oder sogar an eine Eigenart eines Vorfahren. Ein Mann, der für seine Stärke bekannt war, konnte einen Namen erhalten, der an einen Ochsen oder Bären erinnert; eine Familie, die in der Nähe eines bestimmten Wahrzeichen lebte, konnte generationenlang unter diesem Merkmal bekannt sein. Mit der Zeit wurden viele Spitznamen so fest im Dorfleben verwurzelt, dass der offizielle Familienname im täglichen Sprachgebrauch fast vergessen war.

Regné hatte, wie seine Nachbardörfer, eine reiche Tradition von Spitznamen. Diese Namen sind ein kostbarer Teil des mündlichen Kulturerbes der Gemeinschaft und bieten ein Fenster in den Humor, die sozialen Dynamiken und den Erzählinstinkt des Ardennener Volkes. Diese Tradition zu bewahren bedeutet, die Erinnerung an die Persönlichkeiten und Familien lebendig zu halten, die das Dorf geprägt haben.

Luftaufnahme von Regné mit Hausnummerierung
Luftaufnahme von Regné mit der Hausnummerierung
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